Un arrêté approuvé par le ministre canadien de l'Énergie et des Ressources naturelles, Tim Hodgson, et rapportée par Bloomberg.
Ce port, bloqué par la glace pendant la majorité de l'année, pourrait se transformer en une nouvelle voie commerciale menant en Europe et plus loin, grâce à l'exportation des matières premières essentielles telles que le gaz naturel, le colza, le potasse et d'autres ressources critiques. Selon Hodgson, "le potentiel est considérable", et il souhaite voir Churchill devenir un port stratégique indépendant.
Cependant, il n'y a pas manqué d'arguments contre. Les personnes dubitives soulignent que la présence constante de glace constitue un défi majeur. Mais cela ne diminue en rien l'énergie du ministre : « Les Russes transportent déjà leurs produits pendant une bonne partie de l'année grâce à leurs ports situés dans le nord », affirme-t-il. Ainsi, le gouvernement prévoit d'investir dans une nouvelle flotte de bateaux spécialement conçus pour casser la glace, destinée à la garde côtière canadienne, afin d'étendre la période navigable, qui s’étendra désormais largement au-delà des quatre mois habituels.
Cette action fait partie d'un climat tendu entre Ottawa et Washington. Le premier ministre canadien Mark Carney se prépare à accélérer l'autorisation des grands projets d'infrastructures en réponse à la politique commerciale agressif de Donald Trump Ce dernier a récemment instauré des taxes douanières comprises entre 25 et 35 % sur les marchandises canadiennes, en réponse au désir du Canada d'officialiser la reconnaissance de l'État de Palestine.
75 % des exports canadiens sont dirigés vers les États-Unis. Un pourcentage que le Canada veut impérativement réduire. Surtout en raison du blocage des discussions commerciales entre les deux nations, ce qui pousse certains dirigeants, tels que Doug Ford, Le premier ministre de l'Ontario a demandé un examen prématuré du TLCAN, le traité d'accès aux marchés conclu en 2018 grâce à la pression de Trump.
Ouvré en 1931, le port de Churchill a été transféré à une entreprise américaine en 1997 puis fermé en 2016 lorsqu’il était géré par OmniTrax. À partir de 2018, l'initiative de redémarrage est dirigée par le groupe canadien Arctic Gateway, dont les propriétaires sont conjointement les provinces du Manitoba et du Nunavut.
Mais pour réussir ce pari, Ottawa devra naviguer entre glaces, tensions diplomatiques, enjeux environnementaux et ambitions économiques. Une chose est sûre : le vent glacial de Churchill pourrait bien souffler sur la relation canado-américaine.
Le port de Churchill en Arctique canadien : une initiative stratégique pour réduire la dépendance commerciale aux États-Unis
Alors que les tensions commerciales s'intensifient avec Washington, le gouvernement canadien prend des mesures courageuses pour réduire sa dépendance à l'égard de l'économie américaine en modernisant le port arctique de Churchill, selon Bloomberg.
Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Tim Hodgson, a décrit le projet comme une « grande opportunité » pour transformer le port basé au Manitoba en un point d'accès international pour les exportations mondiales, notamment du gaz naturel, du colza, du potasse, entre autres.
Malgré les préoccupations concernant la glace toute l'année, Hodgson affirme que les nouveaux navires de déneigement acquis par le Service maritime du Canada pourraient prolonger la saison des navigations. « Les Russes font transiter leurs marchandises depuis les ports arctiques pendant presque tout l’année. Nous pouvons faire de même », a-t-il affirmé avec confiance.
La poussée intervient alors que le gouvernement du Premier ministre Mark Carney cherche à accélérer les projets d'infrastructure en réponse aux politiques protectionnistes du président américain Donald Trump, notamment des droits de douane allant jusqu'à 35 % sur les marchandises canadiennes.
En même temps, le Accord canado-américain-mexicain (CUMA) pourrait faire l'objet d'une rénégociation anticipée, a prévenu le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, en raison du blocage commercial prolongé et des tensions politiques, notamment concernant la volonté du Canada de reconnaître la Palestine.
L'ancienne gare de Churchill, fermée par l'OmniTrax américaine, est désormais exploitée par le groupe canadien Arctic Gateway Group, qui cherche à réactiver son potentiel en tant que voie vitale du nord.
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Ekanga Ekanga Fernand